Le cachemire est une matière naturelle animale issue des chèvres cachemires. Sa version recyclée provient la plupart du temps d'anciens vêtements en cachemire re-transformés en tissus pour être réutilisés. Il garde toutes les qualités du cachemire. 

La fiche plus détaillée est en cours de rédaction.

Qu'est-ce que le caoutchouc naturel ?

Le caoutchouc est une matière naturelle d’origine végétale, provenant de la transformation du latex de l'arbre hévéa, et utilisée dans un large éventail de produits. A l’époque des aztèques, le caoutchouc servait déjà dans différents rites sacrés, ils le façonnaient afin d’obtenir des balles servant d'offrandes. Cette civilisation pratiquait d’ailleurs le « juego de pelota », un jeu qui se jouait avec une balle en caoutchouc.

Aujourd'hui, dans l'industrie textile, il est majoritairement utilisé dans les chaussures, ou certains sacs. Il est apprécié pour sa capacité à endurer les chocs et sa faible conductibilité thermique.

D'apres le WWF, le caoutchouc naturel peut avoir un impact bénéfique s'il est cultivé de manière responsable. "Sa culture de manière durable même sur des terres sévèrement dégradées permet de recréer des services éco-systémiques et de piéger du carbone." En tout, environ 6 millions de petits producteurs produisent du caoutchouc naturel.*

Cependant, la production de caoutchouc naturel non-durable a des impacts négatifs, elle est notamment responsable de déforestation massive, en Asie du Sud Est notamment.

Voir nos produits en caoutchouc naturel.

Aujourd’hui le marché de caoutchouc est partagé entre le caoutchouc naturel et le caoutchouc synthétique. Ce dernier est une alternative industrielle au caoutchouc végétal, mais il est moins durable et moins responsable car obtenu à l'aide d’hydrocarbures polluants.

Le cas Veja : soutien de la filière du caoutchouc naturel et équitable

On peut s'attarder quelques lignes sur le cas du caoutchouc naturel utilisé par la marque Veja dans ses baskets. D'après la marque, toutes les semelles de Veja contiennent entre 18 et 22% de caoutchouc naturel*, directement acheté auprès des communautés de “seringueiros” (saigneurs d'arbres) de la forêt amazonienne. L'Amazonie est le seul endroit où poussent encore des hévéas à l'état sauvage. 

La démarche de Veja est à la fois équitable et écologique, leur mission est de "valoriser la forêt économiquement afin de la protéger". D'après la marque, 1,2 hectares de forêt sont protégés pour 1kg de caoutchouc récolté. On s'explique : 

  • Veja achète le caoutchouc sauvage brésilien au dessus du prix du marché. La marque payait 2,77€/kg aux "seringueiros" en 2017, alors que le prix du caoutchouc synthétique variait entre 1,35€/kg et 2,55€/kg (indexé sur le cours du pétrole). Ce prix permet aux communautés de "seringueiros" de vivre dignement, de perpétuer leur culture et mode de vie. 

  • Le revenu que tirent les "seringueiros" des hévéas sauvages agit comme une raison supplémentaire de les protéger. Justement, ils prélèvent la sève selon une méthode qui permet à l'arbre de se régénérer. 

  • La marque Veja a travaillé avec des acteurs locaux (Etat, université, militants) pour offrir un support technique aux seringueiros. En effet, ils reçoivent un kit leur permettant de transformer la sève liquide en feuilles de caoutchouc. C'est ce produit semi-fini qu'ils vendent ensuite à Veja. Ainsi, les revenus des producteurs augmentent, et la déforestation perd encore davantage d'intérêt.

Voir les baskets Veja.

Comment obtient-on du caoutchouc à partir de sève ? 

La récolte du caoutchouc brut

L’hévéa ou arbre à caoutchouc a besoin d’un climat tropical, de chaleur et d’humidité pour grandir. Entre ses 5 ans et 30 ans, il est utilisé pour en extraire le latex. Après cette période, l’arbre est abattu pour utiliser son bois.

Le latex, à l’origine du caoutchouc, est obtenu par incision du tronc de l’hévéa. La sève qui en découle est alors récoltée à l’aide de godets pour être plus tard transformée en caoutchouc. C’est à partir de l’extraction de cette matière végétale naturelle que vont être créés divers produits, des pneus de voiture jusqu’aux sacs. D'ailleurs, son nom vient du mot indien Maïpas « cahutchu » qui signifie « bois qui pleure », faisant ainsi référence à la façon dont le latex coule comme une larme lors de l’incision du tronc.

Du latex au caoutchouc

Afin d’obtenir le caoutchouc, il est nécessaire de coaguler le latex précédemment récolté. Il faut stabiliser la matière naturelle à l’aide d’ammoniaque, puis presser la substance pour réduire sa teneur en eau. On obtient dès lors des balles de caoutchouc, composants principal du caoutchouc naturel final.

On mélange ensuite la matière obtenue à différents réactifs comme le souffre ou le carbone, puis on peut utiliser des polymères synthétiques pour lui conférer les qualités souhaitées.

Le caoutchouc peut alors être usiné pour obtenir les produits souhaités, comme les sacs ou chaussures dans l’industrie textile.

Le caoutchouc naturel, une matière durable et équitable ? 

La culture du caoutchouc et le défi écologique

La culture de l’hévéa, aussi appelé "arbre à caoutchouc", pose les mêmes problèmes que celle des palmiers à huile en Asie du Sud-Est, celui de la déforestation. C’est dans cette région qu’est concentrée la majeure partie de la production mondiale de caoutchouc. Les grandes exploitations remplacent les forêts tropicales et détruisent avec elles leur biodiversité florissante et endémique. En plus de l’utilisation de pesticides et autres substances polluantes, cette culture appauvrit les sols et pollue les eaux, retirant à la terre sa fertilité et sa richesse... 

Il est donc essentiel de se tourner vers du caoutchouc issu de sources responsables, labellisé FSC (Forest Stewardship Council) par exemple. 

Le caoutchouc naturel est aussi mis en danger aujourd’hui par le Mycrocyclus ulei, un champignon sévissant déjà au Brésil et menaçant de se répandre en Asie où est concentrée la culture d’hévéa. Ce champignon infecte les feuilles pour produire ses spores et les fait tomber prématurément, restreignant ainsi les capacités de photosynthèse de l’arbre et donc son développement et sa survie.

La mise en danger de cette ressource naturelle menace la production de caoutchouc mais surtout l’environnement. Pour palier au manque d’hévéa, les industriels pourraient choisir de produire plus de caoutchouc synthétique, bien plus polluant, bien moins respectueux de la planète.

Le caoutchouc : quel bilan ?

Les plus

La latex à l’origine du caoutchouc est une matière première naturelle abondante et à la culture très développée notamment en Asie. La matière naturelle végétale qu’est le caoutchouc peut répondre aux défis contemporains vers une mode éthique et responsable.

Les moins

La culture du caoutchouc reste aujourd’hui une exploitation très controversée, participant à l’instar de l’huile de palme à la déforestation en Asie. L’utilisation de pesticides met autant en danger les ouvriers agricoles qu’elle met en danger la nature. L’industrie du caoutchouc est face au défi du rapport entre caoutchouc naturel et caoutchouc synthétique, ce dernier étant bien plus polluant que son homologue végétal. Les procédés de recyclage du caoutchouc doivent être améliorés pour permettre de réutiliser la matière première sans puiser dans les ressources naturelles.

Le caoutchouc en quelques chiffres

La production du caoutchouc naturel représente environ 11 millions de tonnes par an pour 10 millions d’hectares d’hévéa cultivés, des millions d'emplois sont dépendants de cette culture.

90% de la production mondiale de caoutchouc naturel provient d’Asie, alors que l’hévéa est originaire d’Amazonie. La Thaïlande et l’Indonésie se placent en tête des pays producteurs de caoutchouc naturel avec respectivement 32% et 26% de la production mondiale en 2013.

Pays producteurs de caoutchouc naturel en milliers de tonnes

La production du caoutchouc synthétique dépasse celle du naturel, environ 16 millions de tonnes par an. La Chine en est le premier producteur.

Pays producteurs de caoutchouc synthétique en milliers de tonnes

La consommation de caoutchouc naturel est aujourd’hui en hausse dans le monde entier.

C’est surtout la Chine qui participe à cette croissance, elle représente 40% de la consommation mondiale. L’apparition d’une classe moyenne chinoise grandissante contribue à la croissance de la consommation de caoutchouc : ainsi entre 2005 et 2016 cette dernière a augmenté de 88%. Mais cette croissance est plus liée à l’essor de l’industrie automobile qu’à l’industrie textile.

Qu'est-ce que le caoutchouc recyclé ?

Chaque année, 17 millions de tonnes de pneus en fin de vie sont jetés, et finissent incinérés ou enfouis. Ils constituent donc un vivier de caoutchouc de post-consommation important, et une opportunité de recyclage intéressante.

Le recyclage de ce caoutchouc permet d'éviter le recours à de la matière "neuve" :

  1. Le caoutchouc naturel, qui provient du latex de l'arbre hévéa, est une ressource épuisable et relativement controversée. En effet, la culture des hévéas peut être assimilée à celle du palmier à huile dans certains pays. Les mono-cultures de ce type sont souvent synonymes de déforestation. Le caoutchouc naturel est bénéfique uniquement lorsqu'il provient de sources responsables (labellisées FSC par exemple). 

  2. Le caoutchouc synthétique, qui provient d'hydrocarbures, est par nature plus polluant que le caoutchouc naturel ou recyclé. 

Les sources de caoutchouc recyclé sont donc les suivantes : les pneus usagés (70%), les déchets de caoutchouc industriel (semelles de chaussures...), ou encore les chutes de fabrication des pneus. Le caoutchouc recyclé peut être retrouvé dans toutes sortes de produits du quotidien, les marques de chaussures responsables se tournent notamment vers lui pour fabriquer leurs semelles de baskets éco-responsables. 

Voir nos produits en caoutchouc naturel ou recyclé.

Chaussures OTH, dont la semelle est composée de cuir recyclé et de pneu upcyclé.

Comment recycle-t-on le caoutchouc ? 

Trois procédés sont utilisés pour recycler le caoutchouc :

  1. La micronisation : le broyage mécanique du caoutchouc en micro-particules allant juste 100 microns. La poudre de caoutchouc recyclé peut ensuite être réincorporée à hauteur de 10% dans un caoutchouc neuf.

  2. La dé-vulcanisation du caoutchouc : un processus non-toxique, qui consiste à briser les liaisons de soufre au moyen d'un dévulcanisateur écologique (EDV). La matière obtenue est du caoutchouc recyclé, de bonne qualité, qui peut être réutilisé à 100% pour fabriquer de nouveaux produits.

  3. La pyrolyse : processus permettant de "valoriser le caoutchouc sous forme d'huile (30 à 50%), de carbone noire (25 à 40%) et d'énergie (10 à 25%)." 

Pourquoi le caoutchouc recyclé est-il une alternative pertinente pour les industriels ? 

L'industrie du caoutchouc connaît quelques remous ces dernières années. 

D'abord, le pétrole est une ressource non renouvelable et dont le cours est volatile, ce qui peut impacter la production et les coûts du caoutchouc synthétique. Par ailleurs, il est de plus en plus concurrencé par les huiles et gaz de schiste, ce qui peut avoir un impact sur la production de butadiène, incontournable dans la synthèse du caoutchouc synthétique.

La culture des hévéas, dont le latex permet de produire du caoutchouc naturel, est au coeur de plusieurs défis. Par exemple, la demande mondiale en caoutchouc a augmenté de 50% depuis 2000, or la production issue des hévéas n'est pas extensible. Un hévéa met 6 ans avant de devenir productif, et sa culture est concurrencée par les mono-cultures de type palmiers à huile, sans parler des enjeux environnementaux et politiques des mono-cultures intensives. Naturellement, les hévéas sauvages, ou issus de forêts gérées durablement, ne seront pas en mesure de répondre à la demande croissante de caoutchouc. 

Pour toutes ces raisons, le caoutchouc synthétique n'apparaît pas uniquement comme une solution de bon sens écologique, mais aussi de bon sens économique, car il permettrait notamment de réduire la dépendance aux hydrocarbures, dont le cours varie parfois jusqu'à le rendre le caoutchouc synthétique plus onéreux que le caoutchouc recyclé. 

Sources :

Environnement Magazine, "Bioproof travaille sur le caoutchouc durable", 2016

Qu'est-ce que le chanvre ? 

Le chanvre, une matière naturellement durable

Le chanvre est une fibre naturelle utilisée dans le textile depuis des siècles, et revient de plus en plus au goût du jour, notamment dans le secteur de la mode éthique.

Le chanvre est actuellement la matière naturelle la plus écologique sur le marché du textile, car elle ne pollue pas lors de sa culture ni lors de sa transformation en tissu. Le chanvre pousse selon le même principe que les mauvaises herbes, il ne nécessite pas d'irrigation, il est résistant aux insectes, à la plupart des maladies, et se développe très rapidement. Sa culture nécessite donc peu ou pas d’engrais ou de pesticides. Le chanvre a même comme particularité de régénérer les sols sur lesquels il pousse !

Le chanvre est par ailleurs très résistant, ce qui permet d'en fabriquer des vêtements durables à tous les égards. Les vêtements en chanvre sont naturels, biodégradables, bons pour la peau et surtout durables.

T-shirt en chanvre Thinking Mu, naturel, biodégradable, hypoallergénique.
© Thinking Mu

Le chanvre en bref :

  1. La France est le premier producteur de chanvre au monde

  2. 1 hectare de chanvre absorbe autant de CO2 qu’un hectare de forêt

  3. Le chanvre est naturellement hypoallergénique, non-allergisant, non-irritant

  4. Grâce à sa fibre résistante, les vêtements en chanvre ne se déforment pas au lavage

Nos vêtements en chanvre

Comment fabrique-t-on du tissu de chanvre ?

On l'a vu, le processus de production du chanvre est très peu polluant, mais qu’en est-il de son processus de fabrication ?

Un tissu rugueux au départ

Avant l’ère industrielle, le processus de fabrication des fibres naturelles de chanvre était assez long : les plants coupés passaient par un processus de « rouissage » qui consiste à laisser se décomposer les plants à la lumière pour que la pectine (une sorte de gel présent dans les cellules) se dissolve et libère les fibres.

Les plants étaient ensuite décortiqués, les fibres rassemblées en pelote avant d’être tissées. Ce processus aboutissait à un tissus assez lourd, rêche et rugueux. Comme les fibres que constituent encore aujourd'hui les cordes en chanvre.

Ce manque de finesse est lié à la présence de lignine dans les fibres naturelles de chanvre. C’est un bio-polymère très dur qui confère notamment leur célèbre résistance aux fibres naturelles de chanvre. L’impossibilité d’extraire la lignine et de parvenir à un tissus doux et fin a entraîné une baisse de l’utilisation du chanvre dans le textile au XIX° siècle.

Alors, comment faire du chanvre un vêtement agréable à porter ? 

Une des premières alternatives trouvée fut de plonger les plants de chanvre dans un mélange de savon et de carbonate de soude, puis dans de l’acide acétique très dilué.

Ce procédé chimique accélère le processus de rouissage et permet d’obtenir des fibres plus douces et élastiques. Bien qu’étant des produits chimique corrosifs à utiliser avec précaution, le carbonate de sodium et l’acide acétique ne sont pas polluants, ni toxiques pour les ouvriers qui les manipulent.

Dans les années 1980, un procédé naturel a également été développé. Il s’agit d’une technique permettant d’extraire la lignine par un processus enzymatique et microbien.

Pour faire simple, on applique sur les fibres de chanvre un champignon qui se nourrit de la lignine et va nettoyer les fibres de chanvre. Les fibres naturelles ainsi obtenues sont très polyvalentes, douces et souples ce qui permet une utilisation optimale dans le textile.

Ce procédé a l’avantage d’être totalement naturel et de faire du tissu de chanvre une matière écologique et non polluante dans son mode de fabrication.

Avec l’émergence de marques éthiques et responsables, dans le secteur de la mode, le chanvre redevient populaire. Son fort rendement et son mode de production non polluant font de cette matière naturelle une très bonne alternative écologique et durable aux fibres textiles traditionnelles.

Histoire du chanvre

Fiche d'identité du chanvre

Le chanvre, Cannabis Sativa L, est une plante de la famille des cannabacées à croissance rapide, à ne pas confondre avec son célèbre cousin le cannabis ! Il a une croissance rapide, pouvant atteindre trois mètres en quelques mois, ce qui en fait une plante à haut rendement. C’est une plante très adaptable qui pousse sous des climats et sur des sols de natures différentes, autant en Asie qu’en Europe ou en Amérique du Sud.

Ces caractéristiques en ont fait une des premières plantes cultivées par l’homme en Asie, et dès le VI° siècle, ses fibres servaient déjà à confectionner des vêtements ! En Europe au Moyen-Age, les vêtements royaux étaient souvent faits à partir de fibres de chanvre par exemple. 

Aujourd’hui la culture du chanvre est industrialisée et a de nombreux usages : isolants, papier, textiles, paillis pour animaux, huile alimentaire. Cette matière naturelle est évidemment très prisée par les marques de mode éthique qui utilisent le chanvre biologique ou non pour remplacer les matières chimiques industrielles.

Le chanvre dans le monde

Depuis 2013 la France est le leader mondial de la production du chanvre, avec 48 264 tonnes produites par an ! Elle est suivie par la Chine, deuxième producteur mondial avec 16 000 tonnes par an. Etant une plante cousine du Cannabis, sa production est très règlementée et surveillée, la culture du chanvre était par exemple interdite au Canada jusqu’en 1998.

Son fort rendement en fait une plante à fort potentiel économique pour les pays en voie de développement, en particulier pour les pays d’Asie du Sud-Est où le climat est particulièrement adapté à sa culture.Comme il est produit en Europe, autant qu’en Asie ou en Amérique du Sud, il est possible de trouver des textiles de chanvre « locaux » ou ayant une empreinte carbone réduite par rapport à d’autres fibres qui doivent nécessairement être importées de loin.

Pays producteurs de chanvre, en tonnes

PLUGGER CARTE DE PRODUCTION DU CHANVRE http://www.fao.org/faostat/en/#data/QC

Les autres usages du chanvre

Le chanvre a même des applications alimentaires et industrielles très nombreuses et bénéfiques. Les graines et l’huile de chanvre bio contiennent par exemple des oméga-3 et des oméga-6 en grande quantité ; et le chanvre peut servir de produit écologique se substitution dans de nombreux domaines industriels.

Même pas un petit bémol ? 

Si on devait trouver à redire à cette formidable matière naturelle, ce serait seulement au niveau de l’appellation « chanvre biologique ».

Les procédés de contrôle d’exploitation et de traçabilité des fibres naturelles sont en effet très peu fiables, certains textiles de chanvre étiquetés « bio » peuvent donc ne pas l'être. Dans tous les cas, le processus de fabrication reste très peu chimique et non polluant.

Il faut également être très attentifs en lisant les étiquettes car plusieurs marques utilisent des fibres combinées chanvre/coton pour diminuer les coûts de production et le prix du produit. Le chanvre peut en effet s'avérer être une matière assez coûteuse.

Qu'est-ce que le chanvre biologique ?

Le chanvre biologique est une fibre naturelle végétale écologique utilisée pour fabriquer des vêtements, notamment par des marques de mode éthique. Le chanvre biologique est cultivé sans pesticides, insecticides, ou engrais chimiques, ni OGM.

Il est toutefois important de préciser que le chanvre est une plante naturellement robuste qui ne nécessite pas ou peu de pesticides, insecticides, ou engrais chimiques. Le chanvre se prête donc particulièrement bien à la culture biologique, mais on peut aussi dire que le chanvre, même non-biologique, est une matière très écologique. 

Les vêtements en chanvre biologique conservent les mêmes propriétés que ceux en chanvre : biodégradables, hypoallergéniques, solides, durables. On vous dit tout sur le chanvre ici.

Voir nos vêtements en chanvre

Le chanvre en bref :

  1. La France est le premier producteur de chanvre au monde

  2. 1 hectare de chanvre absorbe autant de CO2 qu’un hectare de forêt

  3. Le chanvre est naturellement hypoallergénique, non-allergisant, non-irritant

  4. Grâce à sa fibre résistante, les vêtements en chanvre ne se déforment pas au lavage

Comment fabrique-t-on du tissu de chanvre ?

On l'a vu, le processus de production du chanvre est très peu polluant, mais qu’en est-il de son processus de fabrication ?

Un tissu rugueux au départ

Avant l’ère industrielle, le processus de fabrication des fibres naturelles de chanvre était assez long : les plants coupés passaient par un processus de « rouissage » qui consiste à laisser se décomposer les plants à la lumière pour que la pectine (une sorte de gel présent dans les cellules) se dissolve et libère les fibres.

Les plants étaient ensuite décortiqués, les fibres rassemblées en pelote avant d’être tissées. Ce processus aboutissait à un tissus assez lourd, rêche et rugueux. Comme les fibres que constituent encore aujourd'hui les cordes en chanvre.

Ce manque de finesse est lié à la présence de lignine dans les fibres naturelles de chanvre. C’est un bio-polymère très dur qui confère notamment leur célèbre résistance aux fibres naturelles de chanvre. L’impossibilité d’extraire la lignine et de parvenir à un tissus doux et fin a entraîné une baisse de l’utilisation du chanvre dans le textile au XIX° siècle.

Alors, comment faire du chanvre un vêtement agréable à porter ? 

Une des premières alternatives trouvée fut de plonger les plants de chanvre dans un mélange de savon et de carbonate de soude, puis dans de l’acide acétique très dilué.

Ce procédé chimique accélère le processus de rouissage et permet d’obtenir des fibres plus douces et élastiques. Bien qu’étant des produits chimique corrosifs à utiliser avec précaution, le carbonate de sodium et l’acide acétique ne sont pas polluants, ni toxiques pour les ouvriers qui les manipulent.

Dans les années 1980, un procédé naturel a également été développé. Il s’agit d’une technique permettant d’extraire la lignine par un processus enzymatique et microbien.

Pour faire simple, on applique sur les fibres de chanvre un champignon qui se nourrit de la lignine et va nettoyer les fibres de chanvre. Les fibres naturelles ainsi obtenues sont très polyvalentes, douces et souples ce qui permet une utilisation optimale dans le textile.

Ce procédé a l’avantage d’être totalement naturel et de faire du tissu de chanvre une matière écologique et non polluante dans son mode de fabrication.

Avec l’émergence de marques éthiques et responsables, dans le secteur de la mode, le chanvre redevient populaire. Son fort rendement et son mode de production non polluant font de cette matière naturelle une très bonne alternative écologique et durable aux fibres textiles traditionnelles.

Le coton biologique, matière écologique et naturelle pour nos vêtements

Le coton est la matière naturelle végétale la plus produite au monde, très appréciée dans le textile. Il peut être cultivé selon deux modes d'agriculture, conventionnelle ou biologique, ce qui détermine son impact environnemental. 

La culture biologique du coton est évidemment la plus écologique, mais aussi la plus éthique. 

De la semence de la graine à la récolte de la fleur, le coton bio est cultivé sans pesticides, insecticides ou engrais chimiques, et sans OGM. Les producteurs utilisent des engrais et insecticides naturels, qui ne nuisent pas aux écosystèmes environnants, n'épuisent pas les sols, et ne sont pas toxiques pour les hommes qui travaillent sur la chaîne de production. Le coton biologique permet également d'économiser de l'eau par rapport au coton conventionnel. 

Aujourd’hui, une infime partie de la production mondiale de coton est certifiée biologique et écologique pour l’Homme et pour la planète. En effet, le coton biologique représente environ 2 millions de tonnes vendues par an, contre plus de 17 milliards de tonnes de coton conventionnel.

Champ de coton
© Trisha Downing / Unsplash

Pourquoi dit-on que le coton biologique consomme moins d'eau que le coton normal ? 

Il faut 2500 litres d'eau pour fabriquer un t-shirt en coton, ou l'équivalent de 70 douches. On ne connaît pas le pendant de ce chiffre pour le coton biologique, mais on sait que sa culture est moins gourmande en eau, pour plusieurs raisons :

  • Les sols biologiques retiennent mieux l'eau et l'humidité car ils contiennent plus de matière organique. Le plant de coton nécessite donc moins d'irrigation extérieure pour subvenir à ses besoins en eau.

  • Les intrants et produits toxiques utilisés dans la culture du coton conventionnel requièrent une certaine quantité d'eau pour être dilués, ce qui n'est pas le cas pour le coton bio. 

En clair, les besoins en eau d'un plant de coton ne varient pas drastiquement de l'un à l'autre, par contre les méthodes qui entourent la culture biologique permettent bien d'économiser de l'eau. 

Nos vêtements en coton bio

Comment reconnaît-on le coton biologique ? 

Juridiquement, il n’y a pas de définition stricte du coton bio. Ce sont des labels de certification internationale qui font office de contrôleurs et de gestionnaires de l’appellation bio. Il existe plusieurs cas de figure : un label peut certifier uniquement le coton, et la manière dont il a été cultivé, il peut certifier le vêtement fini, et donc l’intégralité du processus de fabrication du vêtement en coton biologique, et il peut certifier une marque. 

Dans les usines de tissage et de confection des vêtements, le coton bio est blanchi à l’eau oxygénée et non au chlore. Les teintures doivent être réalisées sans substances cancérigènes et sans métaux lourds.

Aujourd’hui, le label qui garantit le mieux des textiles en coton biologique et écologique tout au long de la chaîne de production est le label GOTS (Global Organic Textile Standard). Ce label accepte le terme “biologique” pour un produit textile contenant “au moins 95% de fibres biologiques certifiées”. Cette étiquette est à distinguer de produits “composés de fibres biologiques”, qui doivent eux “contenir au minimum 70% de fibres écologiques certifiées”.

Des champs de coton à la vente en magasin, les vêtements certifiés GOTS doivent avoir été confectionnés dans le respect et la dignité humaine et des conventions de l’Organisation Internationale du Travail.

GOTS est un organisme indépendant de certification du coton bio, la labelisation de produits et de marques est payante.

Logo du label GOTS (Global Organic Textile Standard)

Dans cet article de blog, on approfondit l'intérêt de s'habiller en vêtements biologiques, même s'ils ne se mangent pas : Le vêtement bio est-il plus mûr ?

Le coton biologique est une matière écologique. Il est cultivé sans pesticides, insecticides, ou engrais chimiques, ni OGM. Sa version recyclée permet de ne pas puiser dans les ressources de la terre, et de réutiliser ce coton qui est déjà produit. Il garde toutes ses qualités.

La fiche plus détaillée est en cours de rédaction.

Qu'est-ce que le coton recyclé ?

Chaque français jette en moyenne 12kg de vêtements par an. D'après l'ADEME, 4 millions de tonnes de vêtements sont jetées chaque année en Europe. Parallèlement, le coton est le textile le plus utilisé au monde. Ces déchets représentent donc un vivier massif pour le coton recyclé. 

Le coton recyclé a une empreinte écologique moindre surtout parce qu'il permet de donner un débouché à tous ces déchets. Utiliser ce que l'on a déjà produit localement est certainement une des meilleures façons de diminuer son emprunte écologique.

Le coton recyclé permet aussi d'éviter le gaspillage de ressources naturelles. En effet, la production de coton est très consommatrice d'eau, d'insecticides... On vous dit tout sur le coton ici. 

Les marques éco-responsables remplacent donc le coton conventionnel vierge par plusieurs matières : le coton recyclé, mais aussi le coton biologique (vierge ou recyclé), le lin, le chanvre, le tencel...

Comment passe t-on d'un coton à un coton recyclé ?

La plupart du temps, le coton est récupéré grâce aux associations et entreprises de tri à partir de vos dons (Le relais, Emmaüs, etc...). Ainsi les vêtements 100% en coton, sont mis de côté afin d'être recyclé. Ensuite, le processus est assez simple. On déconstruit la fibre pour en faire une nouvelle. Broyage puis filage sont la suite des étapes de transformation. On retrouve ainsi une nouvelle fibre en coton recyclée, qui peut ensuite être tissé, et utiliser pour créer de nouveaux vêtements. 

Un point de vigilance ?

Le coton recyclé peut contenir des fibres plus courtes et donc avoir une durabilité moindre. C'est souvent pour cela qu'on le retrouve associé à d'autres fibres textiles. 

*Sources : France Inter

Il peut y avoir plusieurs façon de recycler le cuir. 

Après l'avoir récupéré, nous pouvons le réutiliser tel quel, sans grand changement majeur. Cela s'apparente alors plus à ce que l'on appelle l'upcycling. 

Ici, nous appelons cuir recyclé, une matière fabriquée grâce à la récupération de cuirs et de chutes de cuirs, qui sont ensuite broyés et mélangés à du caoutchouc naturel (latex) pour créer une pâte. Cette pâte est ensuite séchée et déroulée en fine couche pour en recréer de la matière ensuite teinte. 

Ce cuir régénéré, ou recyclé, imite parfaitement le cuir. Quand on regarde de plus près, on peut voir que c'est un mélange de plusieurs matières. 

Pourquoi c'est écologique ? 

Le cuir est une matière qui peut avoir une empreinte forte sur l'environnement. Produits de l'élevage, les cuirs sont le fruit d'une des industries les plus polluantes de la planète. Les transformations du cuir peuvent, elles aussi, avoir un impact important sur l'environnement et la santé des Hommes. 

Les cuirs recyclés sont donc une bonne alternative pour ne plus produire de cuir et utiliser ce que nous avons déjà produit. 

*Source : Première Vision, 2017

Qu'est-ce que le cuir à tannage végétal ?

Le tannage est une étape obligatoire pour transformer les peaux en cuir. Les tannins permettent de rendre les peaux imputrescibles, et leur conférer souplesse ou rigidité en fonction du résultat souhaité. 

Le tannage végétal est une technique ancestrale et naturelle, dans laquelle on utilise des végétaux tels que le bois, les écorces, les baies ou encore des feuilles pour tanner les peaux, car ils contiennent naturellement des tannins. Nos ancêtres plongeaient donc les peaux dans des bains remplis de végétaux, pendant plusieurs mois ou années. Les boues obtenues étaient entièrement biodégradables, ainsi que le cuir, aux tons naturels ou sombres. 

Les techniques actuelles ont un peu évolué, on utilise des extraits végétaux concentrés, ce qui permet de réduire les temps de maturation. 

Nos accessoires en cuir végétal

Malheureusement, pour des raisons de rentabilité, la technique du tannage végétal a été progressivement remplacée par le tannage minéral, qui ne prend lui que quelques jours. Réalisé aux sels de chrome et d'aluminium, il représente aujourd'hui 85%* de la production mondiale. Il est apprécié car il rendrait le cuir plus souple, et permet d'obtenir davantage de couleurs de cuir. 

Le problème du tannage minéral ? 

  • Les boues obtenues sont chargées en chrome, qui est un métal lourd et toxique. Il est peu aisé de contrôler le traitement adéquat de ces boues, souvent rejetées à même l'environnement. 

  • Il présente également un danger pour les ouvriers du cuir, qui travaillent à son contact direct dans des tanneries peu réglementées. 

  • Le chrome peut irriter la peau du consommateur final, et déclencher des réactions allergiques.

*Source : Première Vision, 2017

Le duvet recyclé provient de duvet récupéré dans des articles de literie : coussins, couettes, et d'autres articles usagés ne pouvant être réutilisés tels quels. Il est constitué d'un mélange de duvet d'oie et de canard à 600 ou 700 cuin.

La fiche plus détaillée est en cours de rédaction. 

Qu'est-ce que l'Econyl® ?

L’Econyl est une fibre de nylon 100% recyclée et recyclable, fabriquée notamment à partir de déchets plastiques collectés dans les déchèteries et océans (filets de pêche, bouteilles…). Ils sont broyés, fondus, transformés en une nouvelle fibre, pour donner un nouveau vêtement. Econyl® est une marque déposée par Aquafil.

On retrouve donc l'Econyl® dans les mêmes vêtements que le nylon, pour lesquels les alternatives en matières naturelles sont encore rares : les maillots de bain, les vêtements de sport, les moquettes... Il a les mêmes propriétés techniques : élasticité et résistance.

Maillot de bain en Econyl, de la marque Ocealah.
© Ocealah

Le nylon est une matière chimique synthétique polluante, dérivée du pétrole. Il est responsable de la pollution de l'air, de surconsommation d'eau, et émetteur de micro-plastiques dangereux pour les écosystèmes aquatiques. Pourtant, le nylon recyclé sous la marque déposée Econyl® est une alternative écologique au nylon. 

L'Econyl est en effet un textile de plus en plus utilisé dans la mode responsable, car il s'inscrit dans une dynamique circulaire, et de zéro déchets : 

  1. Au cours de sa fabrication, l'Econyl consomme bien moins que le nylon non-recyclé. Il permet d'économiser jusqu'à 80% d'émissions de gaz à effets de serre comparé à du nylon vierge.

  2. Pour sa fabrication, l'Econyl nécéssite du nylon à l'état usagé. Il est donc récupéré dans les océans et les déchèteries, là où il aurait mis des dizaines d'années à se dégrader, pour être recyclé et revalorisé. Il permet plus spécifiquement de nettoyer les océans des filets de pêche abandonnés, qui menacent les animaux.

Voir nos vêtements recyclés

L'Econyl, une fibre 100% recyclée et recyclable pour la mode durable

Aquafil est une entreprise italienne, dont le métier est de fabriquer du nylon 6-6, le plus utilisé dans le textile. En 2011, l'entreprise a entrepris une nouvelle démarche : celle de créer une fibre de nylon recyclée, et 100% recyclable. 

Cela permet d'offrir une alternative éco-responsable aux maillots de bain ou vêtements de sport, habituellement fabriqués à partir de matières polluantes (polyester, polyamide, élasthanne...), mais dont les alternatives en matières naturelles sont encore rares. 

Nettoyer les fonds marins grâce à l'Econyl®

L'entreprise Aquafil récupère le nylon usagé à partir de chutes de tissu textiles ou autres déchets en devenir, mais aussi et surtout dans les océans et les mers, là où le nylon cause des ravages environnementaux. 

Prenons l'exemple des filets de pêche en nylon : ils représentent plus de 10% des déchets polluant le fond des océans. D'après la FAO, ces "filets-fantômes" peuvent dériver pendant plus de 500 ans, et représentent un danger grave pour les écosystèmes marins (baleines, tortues, oiseaux, poissons...). On estime que 100 000 animaux meurent chaque année, étranglés ou étouffés dans ces pièges.

Des plongeurs en mission pour récupérer des "filets-fantômes" en 2019.
© Fabrizio Tosoni / Aquafil

Les autres types de plastique flottants présentent également un risque. Les tortues les confondent avec des méduses, les oiseaux les picorent, on estime à 660 le nombre d'espèces affectées par l'ingestion toxique de plastique. 

Les "filets-fantômes" tuent 100 000 animaux chaque année.
© Vikasananddev / Unsplash

Les étapes de fabrication de l'Econyl

  1. Récolte des déchets : chutes de tissu, vieux tapis, filets de pêche et déchets plastiques sont récupérés en déchèterie ou en mer, triés et lavés, afin d'en extraire le plus possible de nylon.

  2. Le nylon usagé est traité et recyclé : broyé, fondu, puis filé à nouveau. On obtient l'Econyl®.

  3. Un nouveau vêtement est fabriqué à partir de ce fil recyclé, l'Econyl®. 

  4. En fin de vie, le vêtement en Econyl® est 100% recyclable. 

L'Econyl® dans la mode responsable

Plusieurs marques responsables se mettent à utiliser cette nouvelle matière écologique. Par exemple, Ocealah fabrique des maillots de bain en Econyl, aux coupes modernes et athlétiques, dans des ateliers de Barcelone. Tous les tissus utilisés sont certifiés Oeko-Tex, sans produits toxiques pour la peau ni pour l'environnement.

Pour aller au bout d'une démarche responsable, l'Econyl ne peut tout de même pas être traité comme une matière naturelle. En effet, il conserve les mêmes propriétés que le nylon vierge, et demeure responsable de pollution aux micro-plastiques lorsqu'il passe en machine à laver. La seule solution connue à ce jour est de laver les vêtements recyclés dans un Guppy Bag. Il retient la grande majorité des micro-particules, et réduit la pollution des écosystèmes marins.

Qu'est-ce que l'élasthanne ?

Initialement appelée fibre K, l'élasthanne a été créé en 1958 par le scientifique Joseph C. Shivers. C'est une matière chimique synthétique composée d'au moins 85% de polyuréthane segmentaire, une molécule non biodégradable dérivée du pétrole, à laquelle sont ajoutés des solvants et des produits chimiques pouvant être dangereux pour la santé et l'environnement. Aujourd'hui, les leaders mondiaux de la production d'élasthanne sont asiatiques (Corée du Sud, Chine, Japon). Viennent ensuite l'Amérique du Nord et l'Europe.

💬  On vous dit tout sur l'élasthanne 

Il est fréquemment utilisé dans le domaine textile car sa fibre est élastique  : on le retrouve ainsi dans le prêt-à-porter et les vêtements de sport. Les vêtements conçus en élasthanne sont souples, légers, confortables, mais ils ont une durée de vie assez courte. De plus, au cours des lessives, des microparticules de plastique se déverse dans les cours d'eau et les océans : 700 000 microfibres se retrouvent dans les eaux usées à chaque lavage. 

Comment est recyclé l'élasthanne ?

Etant une fibre synthétique, l'élasthanne est recyclé de manière chimique. Encore peu développé en Europe, le recyclage chimique se fait essentiellement en Asie. Le recyclage chimique décompose les tissus en monomères afin de recalibrer la composition d'origine des fibres.  Dans un premier temps, par un procédé de dissolution qu'on appelle dépolymérisation. Les fibres sont ainsi transformées en molécules. Puis, à leur tour, ces molécules sont transformées en nouvelles fibres (repolymérisation) qui peuvent être à nouveau tissées. 

Les techniques de recyclage de l'élasthanne sont encore peu développées pour le moment, d'autant plus que les textiles à base de fibres mélangées (qui contiennent par exemple du coton, du polyester et de l'élasthanne) sont plus difficilement recyclables. En effet, les procédés de recylage ne sont pas les mêmes pour les fibres naturelles et les autres fibres qui ne peuvent être recyclées chimiquement sans être séparées des autres au préalable. Ces mélanges sont très répandus dans les vêtements de fast fashion, ce qui encourage un système de mode jetable. Trier les différentes fibres qui composent un vêtement avant l'étape du recyclage représente un travail titanesque qui nécessite une main d'oeuvre qualifiée. L'amélioration des techniques de tri afin d'extraire des fibres qualitatives demeure un gros chantier, d'autant que la production de fibres recyclées est encore très énergivore. 

Pourquoi préférez l'élasthanne recyclé ? 

Pour une consommation plus responsable, il est préférable de remplacer l'élasthanne par de l'élasthanne recyclé. Sa version recyclée provient en effet de matière première déjà produite. L'extraction du pétrole, ainsi que sa transformation en fibre n'est donc pas nécessaire. Cependant, la fibre même recyclée a besoin d'une transformation chimique pour être re-transformée en un fil puis un tissu. Dans la balance finale, les fibres recyclées produisent moins de gaz à effet de serre, demandent moins d'eau, et permettent de transformer des déchets en matière première. 

Attention tout de même, même recyclée les fibres synthétiques sont source de pollution aux microparticules (voir notre article ici). A chaque lavage, des particules fines de plastique partent dans les eaux usées et peuvent passer les filtres des stations d'épuration se retrouvant ainsi dans les océans. Afin de limiter cela, on peut utiliser un sac de lavage Guppy Friend qui retient à 90% la diffusion des microparticules et évite la pollution des écosystèmes marins.

Qu'est ce que le jute ?

Le jute, surnommé « fibre d’or », est une matière naturelle végétale dont la fibre soyeuse et résistante est utilisée dans l’industrie textile. Cultivée dans les terres tropicales à faible altitude, cette fibre naturelle biodégradable est respectueuse de l’environnement : issue d’une culture pluviale, elle est peu gourmande en engrais et pesticides. Ce qui en fait un matériau écoresponsable de choix.

Le jute est une fibre naturelle responsable

Le jute en quelques chiffres

  1. 2ème plante la plus cultivée après le coton (en termes de volumes de production et de consommation)

  2. 3,5 millions de tonnes de fibre de jute produite par an

  3. 1 hectare de jute absorbe 15 tonnes de dioxyde de carbone et produit 11 tonnes d’oxygène

  4. Le Bangladesh et l’Inde sont à l'origine de plus de 90 % de la production mondiale de jute

  5. Le jute assure la subsistance de 20 millions de personnes aujourd’hui en Inde et au Bangladesh !

Jute et climat : quelles conditions pour produire le jute ?

Le jute est très dépendant des conditions météorologiques et des cours d’eau. Cette matière naturelle végétale a besoin de beaucoup d’eau et d’humidité pour pousser correctement. Elle pousse dans des régions humides où les températures sont comprises entre 24 et 38 degrés – et où les précipitations annuelles représentent 1 000 mm par an minimum.

Le jute pousse dans un climat pluvieux

Jute et commerce international : un nouvel envol ?

Très utilisée pendant la Révolution industrielle, la fibre de jute a devancé le lin et le chanvre dans la production de produits traditionnels comme les tissus en toile de jute ou la production de sacs pour produits alimentaires (sacs en toile de jute pour les patates, le riz, la laine etc.).En déclin dans les années 1980 – car concurrencée par l’émergence d’emballages et de textiles synthétiques – l’industrie du jute est aujourd’hui en plein essor. Cette matière naturelle biodégradable et polyvalente connait désormais de nombreux usages.On l’utilise aussi bien dans l’industrie textile (production de sacs, vêtements, tapis, rideaux) que pour la production d’emballages de produits agricoles, d’éléments de décoration, de cosmétiques, de combustibles ou de matières composites (utilisés dans la fabrication de bateaux ou de voiture par exemple).Des ingénieurs se sont lancés le défi de construire une voiture composite en fibre de jute ! La fibre de jute apparaît aujourd’hui comme une alternative intéressante aux matières synthétiques : ce sont d’ailleurs « les caractéristiques écologiques du jute qui ont permis de repositionner ce produit sur la scène internationale »

Les utilisations du jute pour les emballages agricoles

Pays producteurs de jute

En moyenne, l'Inde et le Bangladesh représentent 90% de la production de jute dans le monde. Au Bangladesh entre 4 et 4,5 millions de paysans vivent de la culture du jute. On vous laisse découvir l'article et l'infographie de Bhallot pour aller plus loin.

Pays producteurs en milliers de tonnes

Top 10 des pays producteurs de jute en 2010, source: IJSG

Jute et industrie textile : pourquoi utiliser le jute aujourd’hui ?

Douce et résistante (faible extensibilité), elle améliore la respirabilité des produits. Le jute est aussi bien utilisé dans la production de cordages (cordes, fils et ficelles), dans la confection de sacs (sacs en toile de jute) que dans l’élaboration de tapis, rideaux, revêtements de chaise. Son caractère écologique en fait un produit de choix dans l’industrie textile responsable. La marque responsable Bhallot (créée en 2017) s’est d’ailleurs positionnée sur ce marché en proposant des sacs de tous les jours en toile de jute confectionnés directement au Bangladesh à partir d’une fibre résistante et écologique. Chaque sac est fabriqué par une coopérative d’artisans certifiés commerce équitable par le label World Fair Trade Organization.Ces sacs responsables et éthiques connaissent donc une seconde jeunesse, remplaçant l’image des sacs à patate d’autrefois. Cette matière naturelle végétale est donc privilégiée aujourd’hui dans l’industrie textile. Dans un avis de 2015, le CESE (Conseil Economique Social et Environnemental), a notamment souligné le rôle primordial du jute dans l’industrie textile aujourd’hui : cette matière naturelle possède, comme le chanvre et le lin, des qualités écologiques et un potentiel économique qu’on ne saurait ignorer.

De la fibre de jute au vêtement : quelles étapes de fabrication ?

De la récolte au traitement de la fibre…

Le jute est récolté manuellement chaque année, entre le 120ème et le 150ème jour au moment où la fleur commence à se faner et le fruit de la plante à se former. Sa récolte délicate, nécessite une main d’œuvre importante. Comme pour le chanvre, le jute est soumis à la méthode du rouissage à l’eau.Cette méthode consiste à isoler les fibres en séparant l’écorce filamenteuse de la tige. On peut réaliser le rouissage soit chimiquement soit naturellement. Le coût des produits chimiques encourage à employer la manière naturelle, ce qui est très positif pour l’environnement et les consommateurs. La qualité du produit n’est en rien altérée. Les tiges de jute sont plongées dans de l’eau stagnante ou à faible courant pendant trois jours.

Les fibres de jute sont fermentées dans l'eau

La fermentation permet de décoller l’écorce et de libérer le reste de la tige. Ensuite vient l’étape de l’écorçage où les tiges sont frappées bottes par bottes afin de rompre l’écorce. Les fibres sont nettoyées, essorées et mises à sécher deux trois jours au soleil avant d’être vendues sur les marchés et dans les usines.

À la production et au tissage dans les usines

Les fibres de jute vont ensuite être classées dans les usines en fonction de leur couleur, de leur taille et de leur grade (qualité de la fibre). Une fois classées, elles sont transformées en fils et ficelles qui serviront à en faire du tissu (toile de jute). Ce tissu servira à fabriquer des rideaux, des revêtements de chaises, des tapis, des sacs, des vêtements etc. Parfois, la fibre naturelle peut être mélangée à d’autres fibres synthétiques. Aussi, les fils les plus fins peuvent être séparés pour imiter la soie. On vous renvoie une fois de plus vers cette infographie de Bhallot qui détaille le processus de fabrication.

Jute et environnement : une matière naturelle végétale biodégradable et recyclable à la base d’une mode éthique et responsable

Une fibre naturelle d’origine végétale biodégradable et recyclable !

Vous l’aurez compris, le jute présente de nombreux avantages pour l’environnement et est à la base d’une mode responsable et éthique. Cette matière naturelle végétale consomme beaucoup moins d’eau que le coton (pour produire 1kg de jute il faut en moyenne 125 fois moins d’eau que pour produire 1kg de coton).Le jute ne nécessite pas l’utilisation d’engrais ou de pesticides pour se développer et rejette peu de CO2. La culture du jute respecte le cycle naturel de la terre : la rotation des cultures permet d’assurer la fertilité des sols cultivés et d’augmenter leur productivité naturellement. Son traitement est également respectueux de l’environnement : le rouissage à l’eau est privilégié aux traitements chimiques trop couteux.Enfin, tout le processus de filature et de tissage se fait à sec, contrairement à celui du coton qui nécessite l’utilisation de nombreux traitements chimiques. La fibre de jute est brute, plus écologique et naturellement plus résistante.

Petite histoire du sac de jute, symbole anticonsumériste par excellence !

En 1978, la GEPA (une société allemande de commerce équitable) a remis les sacs en toile de jute au goût du jour en en faisant des cabas. Imprimant des slogans, « Jute Statt plastic », « du jute pas du plastique », le sac de jute devient rapidement le symbole de toute une génération en rupture avec la société consumériste. A la fin des années 70, lors des grands mouvements sociaux, on ne voit plus que lui lors des manifestations !

Source : « Le sac en toile de jute », Arte, 14 avril 2018

Une filière éthique et responsable ?

Considérée comme « l’or du Bengale » (Gold of Bengale), la culture du jute permet de faire vivre aujourd’hui ¼ de la population de l’Inde et du Bangladesh, assurant la subsistance de 20 millions de personnes qui découlent directement ou indirectement (marchés locaux, secteur manufacturier etc.) de cette matière naturelle.Même si les conditions de travail sont rudes (travail manuel, conditions climatiques parfois difficiles), la production du jute parait plus équitable que celle du coton pour les populations. Les méthodes de production du jute sont plus locales et garantissent un savoir faire paysan transmis de génération en génération dans les villages.De nombreuses coopératives de paysans ont vu le jour ces dernières années et sont reconnues par le label World Fair Trade Organization. Ce label certifie que ces coopératives de petits producteurs reçoivent un prix juste et stable pour la confection de leurs produits et que le processus de fabrication, la structure de l’organisation respectent la dignité des personnes humaines et la sécurité des employés. On est loin des usines textiles qui produisent à grande échelle et qui sont responsables de milliers de morts au Bangladesh !

Le jute, une fibre solidaire

Bilan : quels sont les avantages et les inconvénients du jute ?

Le jute est une matière naturelle végétale résistante et écologique. Sa fibre naturelle permet de confectionner des vêtements, des sacs ou des tissus respectueux de l’environnement. Il constitue une bonne alternative au matières synthétiques. Peu gourmand en eau et en produits chimiques, sa production est plus écologique que celle du coton. Même si nous ne disposons pas de chiffres précis, le commerce du jute apparait s’inscrire dans une logique de commerce équitable, en adéquation avec une mode responsable et durable. Tous ces éléments laissent penser que c’est une matière végétale à privilégier dans notre panier !

Qu'est-ce que la laine biologique ?

La laine biologique est une alternative responsable à la laine conventionnelle. 

En effet, des labels sérieux s’appuient sur des standards élevés, pour garantir des conditions d’élevage respectueuses des animaux, de la planète, et des hommes. La laine, à condition qu’elle provienne d’élevages respectueux, remplit donc tous les critères pour faire partie des matières privilégiées de la mode éthique.

Voir nos vêtements en laine bio

Pourquoi la laine biologique ? 

La laine conventionnelle est une matière naturelle animale, constituée des poils de certains mammifères. Elle a des propriétés thermo-régulatrices et anti-odorantes très appréciées par l'industrie textile. Facile à nettoyer, elle est anti-bactérienne, biodégradable, et ne conserve ni les odeurs ni la poussière. Les vêtements conçus à partir de laine ont une durée de vie très longue, ils sont donc durables à cet égard. 

De plus, sa transformation demande beaucoup moins d’énergie que les autres matières synthétiques qui cherchent à l'imiter, comme par exemple l'acrylique, issue du pétrole. 

Pourtant, la laine est parfois critiquée car elle pose plusieurs problèmes : impact environnemental de l'élevage via les émissions de CO2 et les intrants chimiques, impact social, et surtout bien-être animal, menacé par des pratiques cruelles telles que le mulesing. C'est sur ces aspects que la laine biologique apparaît comme une alternative plus responsable. 

Que garantit la laine biologique ? 

Certifiée par le label GOTS (Global Organic Textile Standard), ou son alias allemand kbT, la laine biologique répond à des standards élevés d'éco-responsabilité et de bien-être animal : 

  • Interdiction du mulesing, pratique décriée, qui consiste à l'ablation sans anesthésie d'une partie de la peau du mouton pour lui éviter certaines maladies

  • Zones d'élevage et de pâturage biologiques, et gestion responsable des terres

  • Interdiction de l'usage de traitements hormonaux, potentiellement dangereux pour les bêtes et les hommes

  • Laine nettoyée selon des principes stricts...

  • Qu'est-ce que la laine mérinos recyclée ? 

  • Quand on parle de laine dans les vêtements, on fait souvent référence à la laine mérinos. Le recyclage de la laine mérinos n'est en rien différent de celui des autres laines. 

  • La laine recyclée provient simplement du recyclage mécanique de vêtements en laine déjà existants. La laine mérinos recyclée provient donc du recyclage de vêtements en laine mérinos uniquement, elle conserve les mêmes caractéristiques.

  • D'un point de vue écologique, le recyclage de la laine mérinos s'inscrit dans une dynamique d'économie circulaire. On évite le gaspillage d'une matière, et de toutes les ressources naturelles impliquées dans sa fabrication (élevage, teinture, filage, tissage...). Autrement dit, on fait du neuf avec du vieux.

  • Recycler la laine mérinos est un moyen de réduire l'impact environnemental de l'élevage, responsable d'émissions de CO2 conséquentes, et d'utilisation d'intrants chimiques polluants. 

  • Voir nos vêtements en laine mérinos recyclée

  • Pourquoi la laine mérinos ? 

  • La laine mérinos provient du mouton mérinos, une race à la toison très abondante.

  • La laine du mouton mérinos est reconnue pour sa qualité, ses propriétés thermorégulatrices, et sa douceur, contrairement à d'autres laines qui "grattent". Un mouton mérinos peut produire entre 4,5kg et 9kg de laine par an.

  • 80%* de la production mondiale de mérinos provient d'Australie. On trouve également des élevages en Nouvelle Zélande et en Afrique du Sud. 

Qu'est-ce que la laine recyclée ?

La laine est une matière naturelle animale, qui forme la toison de certains mammifères (moutons, chèvres...). Elle forme des tissus résistants, aux propriétés très intéressantes dans le textile, elle est donc une matière de choix pour nos pulls, gants...

La laine recyclée provient simplement du recyclage mécanique de vêtements en laine déjà existants. 

La laine recyclée, éco-responsable et zéro-déchets

De manière générale, les matériaux recyclés permettent d'économiser toutes les ressources nécessaires à la fabrication d'une nouvelle matière, tout en évitant de générer des déchets à partir des tissus déjà produits.

C'est particulièrement intéressant pour la laine, puisque l'élevage est une source d'émissions de CO2 conséquente. Ainsi, la laine recyclée est une matière éco-responsable par définition, anti-gaspi, et inscrite dans une démarche circulaire.

Voir nos vêtements en laine recyclée

Comment recycle-t-on la laine ? 

Le recyclage de la laine est une technique se déroule en plusieurs étapes : 

  1. La laine usagée est triée par couleurs

  2. Elle est déchiquetée

  3. Elle est re-mélangée pour former les couleurs souhaitées, plutôt que d'utiliser de nouveau la teinture. 

  4. Elle est filée à nouveau, puis tissée, pour créer un nouveau tissu

Qu'est-ce que que le Lenzing Ecovero ?

Le Lenzing Ecovero est une matière écologique produite par l'entreprise autrichienne Lenzing. Sa fabrication est proche de celle du Tencel, car c'est également une fibre artificielle chimique produite à l'aide de pulpe de bois et de solvants. Le tissu final est une viscose écologique, solide et respirante, également comparable à la soie. 

Le bois utilisé pour les fibres ECOVERO® est issu de forêts durables, certifiées FSC (Forest Stewardship Council) ou PEFC (Pan European Forest Certification). Lenzing est totalement transparent sur les sources du bois acheté. 

Nos vêtements en Lenzing

Le Lenzing Ecovero, une 

Le procédé de transformation du bois en tissu suit des normes strictes imposées par l'EU Eco Label, afin d'assurer qu'il soit bien respectueux de l'environnement. Ce label récompense uniquement les produits dont l'impact environnemental est faible sur toute la chaîne : matières premières, fabrication, distribution et fin de cycle de vie. 

Résultat ? L'impact du LENZING® ECOVERO® a une consommation d'eau ainsi qu'un impact environnemental minime comparé à la viscose traditionnelle, ce qui en fait une matière aussi soyeuse, mais plus durable et écologique. Il est très apprécié par les marques éco-responsables, comme Armedangels.

Qu'est-ce que le lin biologique ?

Le lin biologique est une matière naturelle végétale cultivée principalement dans les zones tempérées proche de la mer (comme la Belgique et le Nord de la France). Réputée pour sa solidité, sa fibre végétale est utilisée aussi bien dans le textile que dans l’industrie. 

Le lin biologique est cultivé sans pesticides, insecticides, ou engrais chimiques, ni OGM. Le traitement du lin avec des engrais et insecticides naturels permet d'éviter l'usage de produits toxiques pour l'environnement, les agriculteurs, et consommateurs finaux. 

Il est cependant important de noter que le lin, même non biologique, est considéré comme une matière écologique. En effet, la culture du lin est peu gourmande en eau et en pesticides. 

Voir nos vêtements en lin biologique

Comment reconnaître le lin biologique ? 

Plusieurs labels permettent de garantir la traçabilité des produits sur l’ensemble de la filière textile. Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) permet de certifier si un tissu est issu d’une fibre de lin biologique ou non (et ce, depuis les matières premières jusqu’au produit fini).

De la même façon, le label Oeko-Tex permet d’indiquer au consommateur si le textile qu’il achète est exempt ou non de produits toxiques (colorants, textiles etc.). Ce label n’assure pas l’origine biologique de la fibre même, il permet de certifier que les produits n’ont pas été traités avec des matières toxiques dangereuses pour la santé du consommateur.

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Actu-Environnement.com, "L'industrie du caoutchouc se prépare aux matières biosourcées et recyclées", 2016

Qu'est-ce que l'upcycling ? 

Le concept d'upcycling, ou surcyclage, a toujours existé. Dès que l'on utilise le tissu d'un vêtement pour en faire un autre, on fait ce que l'on appelle de l'upcycling ou tout simplement de la réutilisation. Les matières utilisées pour l'upcycling ne subissent pas de grosses transformations, elles ne sont pas déconstruites mais réutilisées telles-quelles pour créer de nouveaux vêtements. 

La plupart du temps ces tissus sont issus de la récupération de dons de vêtement et linge de maison, mais aussi de fin de rouleau d'industrie ou de chute de créateurs (grandes maisons de couture comme petits créateurs). 

Réutiliser les textile plutôt que de les jeter, le principe de l'upcycling.

Pourquoi l'upcycling c'est écolo ?

La matière upcyclée est directement utilisée sur place. Pas besoin de la faire venir de loin, elle est réutilisée localement. Cela évite l'emprunte écologique du transport. 

La matière est récupérée juste avant une mort certaine, jetée ou brulée. La réutiliser permet ainsi de non seulement réduire les effets néfastes de l'enfouissement des déchets ou du CO2 dans l'atmosphère mais également de diminuer la production de nouveaux tissus. 

La fabrication de nouveaux tissus est consommatrice d'énergie et d'eau (même les tissus recyclés). Alors ne pas re-produire de la matière permet de préserver cette dépense d'énergie. 

Et en plus de sa dimension écologique, le plus souvent il faut également donner à l'upcycling une dimension sociale. La réutilisation de la matière de façon locale permet souvent de relocaliser des emplois en France et souvent via des entreprises d'insertion pour permettre à des personnes éloignées de l'emplois de retrouver un travail durable et valorisant.

Qu'est-ce que le NILIT® Ecocare ? 

La fibre NILIT® Ecocare est une fibre textile recyclée à 90% minimum, fabriquée à partir de nylon, aussi appelé polyamide 6-6. Elle est développée et fabriquée en Israël par l'entreprise NILIT, Ltd. 

Lorsque les vêtements sont fabriqués, il reste souvent une certaine quantité de chutes de tissu, généralement destinées à la poubelle. C'est ce qu'on appelle les déchets pré-consommation. L'entreprise récupère donc les chutes de vêtements de sport, composés de nylon, afin de les recycler. Le NILIT® sert ensuite à fabriquer des vêtements recyclés avec une qualité égale à celle des vêtements neufs : collants, lingerie, vêtements de yoga recyclés... Les marques de mode responsable en utilisent de plus en plus. 

Swedish Stockings utilise le NILIT® Ecocare pour fabriquer des bas, collants, chaussettes...
© Swedish Stockings

La fibre NILIT® s'inscrit donc dans une dynamique zéro déchets, car elle permet de limiter l'impact environnemental de la production de nylon vierge, ainsi que de préserver l'environnement de déchets textiles non-biodégradables.

Voici quelques chiffres clés sur le NILIT® Ecocare : 

  • 18 mètres cubes d'eau sont économisés pour chaque tonne de fil NILIT® produite.

  • La production de NILIT® permet d'économiser 55% de l'énergie normalement utilisée pour fabriquer du nylon. 

  • La fibre NILIT® est certifiée par plusieurs labels fiables de la mode responsable : SCS (minimum 90% de déchets pré-consommation recyclés), Global Recycled Standard (GRS) et Oeko Tex 100."

Voir nos vêtements recyclés

Un vêtement recyclé en NILIT® ? Lavez-le dans un Guppy Friend

Au même titre que toutes les fibres produites à partir de matières synthétiques, recyclées ou non (polyester recyclé, élasthanne recyclé, polyamide recyclé...), un vêtement contenant du NILIT® doit impérativement être lavé dans un sac Guppy Friend lors de son passage en machine. En effet, le lavage peut casser et faire détacher des fibres du vêtement, qui sont l'équivalent de micro-particules de plastique, aussi appelées micro-plastiques. Ces minuscules fibres passent alors dans les sols, les cours d'eau et océans, et présentent un danger pour les éco-systèmes aquatiques. On larguerait l'équivalent de 500 000 tonnes de micro-plastiques dans l'océan chaque année, d'après l'Ademe.

Enfermés dans le Guppy Friend, les vêtements synthétiques propagent moins de ces micro-plastiques lors de leur passage en machine. On peut d'ailleurs récupérer les micro-fibres à la main au bout d'un certain nombre de lavages, lorsqu'elles forment une pelote. 

Le nylon, même recyclé, demeure responsable de pollution aux micro-particules de plastique.

Pour l'empêcher, la solution la plus pertinente aujourd'hui est d'utiliser un sac de lavage appelé Guppy Friend.

Qu'est ce que le modal ?

Le Modal® est une matière écologique utilisée en mode responsable pour ses caractéristiques de solidité, douceur, ainsi que son impact environnemental faible. À l'origine du Modal, on retrouve la même entreprise autrichienne que pour le Tencel® ou le Lenzing Eco Vero®, appelée Lenzing. 

Sa fabrication est proche de celle de la viscose, du Tencel® ou encore du Lenzing Eco Vero® : la cellulose de bois (souvent de hêtre) subit une réaction chimique au contact d'un solvant, qui est ensuite récupéré jusqu'à 95%, et revalorisé dans d'autres industries.

L'empreinte CO2 du Modal est neutre, grâce à la compensation carbone impliquée dans la régénération des arbres nécessaires à sa fabrication. 

Feuilles de hêtre
© Richard Loader / Unsplash

Modal, la viscose écologique

Comment est fabriqué le modal ? 

Processus de fabrication de la fibre Modal® / © Lenzing

Quelle différence entre le Modal et le Tencel ?

Le Modal® et le Tencel® sont très proches en termes de fabrication car ce sont des procédés viscose. Cependant il existe bien une différence entre ces deux matériaux, à l'étape impliquant le solvant. 

Le solvant utilisé dans la fabrication du Modal® est le Sulphate de Sodium, contrairement au Tencel® qui est traité avec un solvant naturel et non-toxique, le N-methylmorpholine-N-oxide (NMMO). Dans le cas du Modal®, on récupère jusqu'à 95% du solvant, recyclé dans d'autres industries, alors qu'on peut récupérer plus de 99% du NMMO, qui est lui réinjecté dans le processus de fabrication du Tencel®. 

Les deux textiles sont donc considérés écologiques, mais le Tencel® peut être vu comme le matériau le plus efficace en termes de production éco-responsable. 

Qu'est-ce que le nylon recyclé ?

Le nylon est une matière chimique synthétique, aussi appelée polyamide 6-6, car il fait partie de la famille des polyamides. La fabrication du nylon est très polluante, énergivore, et consommatrice d'eau. Elle émet par exemple des gaz tels que l'oxyde nitreux (N2O), gros émetteur de CO2.

Il est très courant dans l'industrie textile, et sert à faire des collants, bas, lingerie, vêtements de sport... On vous explique tout sur le nylon ici.

Le nylon recyclé est une alternative éco-responsable au nylon vierge. Moins gourmand en énergie et en eau, il est aussi zéro-déchets par nature, puisqu'il nécessite par définition d'être fabriqué à partir de nylon jeté. Le procédé générique est de broyer et fondre la matière afin d'en créer un nouveau fil. 

Le nylon, polluant, est très présent dans les collants. La marque Swedish Stockings propose des collants recyclés, plus écologiques.
© Swedish Stockings

Il existe d'ailleurs plusieurs types de nylon recyclé, en fonction de là où il prend sa source. S'ils sont tous des textiles pour la mode responsable, ils n'ont pas tous les mêmes impacts, ni procédés. 

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1. L'ECONYL®

L’Econyl® est une fibre de nylon 100% recyclée et recyclable, fabriquée à partir de déchets de pré-consommation (chutes de tissu), et post consommation (déchets plastiques, filets de pêche, vieilles moquettes...).

L'immense avantage de l'Econyl® est qu'il participe à nettoyer les océans des déchets plastiques qui les polluent. Par exemple, les filets de pêche en nylon peuvent dériver pendant plus de 500 ans, d'après la FAO. Ces filets-fantômes seraient responsables de la mort de 100 000 animaux chaque année, qui meurent étranglés ou étouffés dans ces pièges. 

Des plongeurs en mission pour récupérer des "filets-fantômes" en 2019.
© Fabrizio Tosoni / Aquafil

2. Le Q-NOVA®

La fibre Q-NOVA® est une fibre textile recyclée à 50% minimum, fabriquée à partir de nylon de pré-consommation en Italie. L'entreprise italienne Fulgor récupère ses propres chutes de nylon, pour les recycler plutôt que de les jeter. 

Le procédé de transformation est entièrement mécanique, c'est-à-dire qu'il ne fait pas appel à des produits chimiques qui nuiraient à l'intérêt écologique de la fibre. 

1kg de Q-NOVA® permet d'économiser 25 litres de pétrole et 159 litres d'eau, par rapport au nylon vierge.

Déchets de nylon ou polyamide 6-6. Cette matière est recyclée pour fabriquer la fibre Q-NOVA®.
© Fulgar

3. Le NILIT® Ecocare

La fibre NILIT® Ecocare est une fibre textile recyclée à 90% minimum, fabriquée à partir de nylon de pré-consommation en Israël. L'entreprise qui l'a créée, NILIT, utilise du nylon issu de chutes de vêtements de sport, traditionnellement destinées à la poubelle, pour les revaloriser. 

Le NILIT® est certifié GRS et Oeko Tex

Swedish Stockings utilise le NILIT® Ecocare pour fabriquer des bas, collants, chaussettes...
© Swedish Stockings

Le nylon recyclé, pas sans Guppy Friend

Le nylon vierge est responsable de la pollution des éco-systèmes marins, à cause des micro-particules de plastique qui se détachent des vêtements lors de leur passage en machine à laver. 

Si le nylon recyclé partage la résistance et la qualité du nylon, il partage aussi ce défaut. Le nylon, même recyclé, demeure responsable de pollution aux micro-particules de plastique.

Pour l'empêcher, la solution la plus pertinente aujourd'hui est d'utiliser un sac de lavage appelé Guppy Friend.

Qu'est-ce que le PET recyclé ?

Le PET recyclé, ou rPET, est obtenu en recyclant des bouteilles en plastique et en les transformant en un fil puis un tissu. On parle aussi de polyester recyclé. 

En effet, le polyester ou le PET (Polyéthylène téréphtalate) est une matière polluante petro-sourcée mais recyclable, qui sert à fabriquer les bouteilles en plastique, mais aussi les vêtements de sport, les maillots de bain...

Le PET recyclé, une matière éco-responsable ? 

Malgré le caractère polluant du polyester ou PET, on considère le PET recyclé comme une matière pour la mode responsable, car il s'inscrit dans une démarche de zéro déchets et d'économie circulaire.  

  • 1,5 million d'animaux sont tués par le plastique chaque année, d'après l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Le PET recyclé implique le recyclage des bouteilles en plastique, qui polluent la planète, et notamment les océans. Plusieurs organisations travaillent en collaboration avec les pêcheurs pour récupérer le plastique qui pollue les mers et menace la bio-diversité marine, afin qu'il soit recyclé. Ce plastique recyclé est parfois transformé en un nouveau vêtement. 

  • Recycler le polyester à partir de déchets permet de réduire la quantité totale de polyester produite, et de pétrole extrait. Le rPET nécessite 59% d'énergie en moins à produire que le PET classique, d'après l'Office Fédéral de l'Environnement (OFEV).

Il faut 70 bouteilles en plastique pour fabriquer une doudoune EcoAlf.
© EcoAlf

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Il faut cependant rester vigilant avec nos vêtements en polyester recyclé ou PET recyclé, car ils présentent un risque de pollution dans nos machines à laver. Comme sur un vêtement en polyester classique, des micro-particules de plastique peuvent se détacher lors du lavage, et passer dans l'environnement. 

Pour interrompre la pollution causée par les vêtements recyclés, la solution la plus efficace est le sac de lavage Guppy Friend. Il retient les micro-particules, les empêchant de passer dans les eaux usées, et dans les océans. 

Qu'est-ce que le pneu recyclé ? 

Un pneu abandonné dans la nature est très peu dégradable (100 ans), voire non-dégradable du tout, selon les sources. Pourtant, on en produit 1,2 milliards chaque année dans le monde, soit plus de 38 pneus par seconde*. 

La nécessité du recyclage ou de la revalorisation des pneus usagés apparaît comme une évidence, d'autant plus que c'est un matériau très résistant. 

Une marque de mode responsable en particulier, OTH, a décidé de s'attaquer à ce problème. Elle fabrique des baskets, dont les semelles sont en pneus usagés uniques. Elle utilise également du caoutchouc recyclé, et du caoutchouc naturel.

Qu'est-ce que le polyamide recyclé ?

Le polyamide est une matière pétro-sourcée, dont il existe plusieurs types : polester 6, 6-6, 6-10, 11, 12...

Le plus courant dans le textile est le polyester 6-6, aussi appelé nylon. 

Il sert à fabriquer des collants, de la lingerie, des coupe-vents, des vêtements de yoga, mais aussi des filets de pêche et des brosses à dents. 

Le polyamide est accusé d'avoir des conséquences néfastes sur l'environnement : consommation d'eau et d'énergie à la fabrication, émissions de CO2, responsable de la diffusion de micro-particules de plastique dans les océans lors du lavage des vêtements... On vous explique tout sur le nylon ici. 

Le polyamide recyclé permet d'économiser les ressources et la pollution nécessaires à la production d'une matière vierge, tout en diminuant les déchets.

Comme expliqué plus haut, le polyamide dont on parle dans le textile correspond au nylon. Il est donc plus pertinent de se référer à la fiche du nylon recyclé, ou sont détaillés les différents types de nylon recyclé, leurs impacts, et leur utilisation dans la mode responsable. On vous explique tout sur le nylon recyclé ici.

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Polyamide recyclé, pas sans Guppy Friend

Exactement comme pour le nylon recyclé, le Guppy Friend est un indispensable pour laver vos vêtements recyclés, sans que les micro-particules de plastique qui s'en détachent partent dans l'environnement. 

Qu'est-ce que le polyester recyclé ? 

Le polyester est une fibre synthétique chimique dérivée du pétrole. On la retrouve beaucoup dans les vêtements de sport, les maillots de bain, les vêtements d'été... C'est une matière polluante qu'on connaît peu et qui est parfois difficile à reconnaître au toucher. On vous explique tout sur le polyester ici. 

Si le polyester est certainement une matière à éviter, le polyester recyclé est plutôt en accord avec la mode éco-responsable.

Les produits dérivés du pétrole, comme le polyester, se dégradent très difficilement dans l'environnement. Il faut donc éviter de les jeter, et tenter d'allonger leur durée de vie au maximum. 

C'est ce que permet le recyclage du polyester :

  • D'une part, on limite la production inutile de polyester supplémentaire, l'utilisation des ressources naturelles et la pollution qui vont avec.

  • D'autre part, on limite les déchets liés au polyester, qui libère des micro-particules de plastique en se dégradant, et pollue les sols et les cours d'eau. 

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Déchet plastique dans l'océan
© SEAQUAL

Le polyester est une matière très polluante et non durable qui épuise les ressources naturelles. Si on veut avoir une consommation plus éthique et écologique, il faut privilégier les fibres de polyester recyclées, les fibres naturelles, ou les fibres artificielles ayant un impact écologique plus modéré comme le lyocell.

Attention cependant, le polyester, même recyclé, demeure responsable de pollution aux micro-particules de plastique. Pour l'empêcher, la solution la plus pertinente aujourd'hui est d'utiliser un sac de lavage appelé Guppy Friend. Il retient la grande majorité des micro-particules, et évite la pollution des écosystèmes marins. 

Le sac de lavage Guppy Friend, qui retient au minimum 90% des micro-particules de plastique.

Découvrir le Guppy Friend

Comment est recyclé le polyester ? 

Le polyester peut être recyclé à partir de chutes de production textile, de vêtements usagés, mais aussi de bouteilles en plastique. Le polyester recyclé permet donc dans de nombreux cas de nettoyer les océans des déchets qui les polluent. Par exemple, le passage d'une bouteille plastique à un vêtement recyclé se fait en plusieurs étapes : 

  1. Des pêcheurs ramassent les bouteilles plastiques dans la mer

  2. Les bouteilles sont broyées en petites paillettes

  3. Les petites paillettes sont broyées en granulés

  4. Les granulés sont fondus, pour former un fil

  5. Le fil est tissé, pour former un tissu, et in fine un vêtement recycl

u'est-ce que le Q-NOVA® ? 

La fibre Q-NOVA® est une fibre textile recyclée à 50% minimum, fabriquée à partir de nylon, aussi appelé polyamide 6-6. Elle est une marque déposée par l'entreprise italienne Fulgor, qui récupère les chutes de nylon directement sur son site de production en Italie, pour les recycler au lieu de les jeter. 

On considère la fibre Q-NOVA® comme une matière éco-responsable et résistante, elle est notamment utilisée par les marques de lingerie et de collants responsables.

Le nylon est une matière chimique synthétique polluante, car dérivée du pétrole. En effet, la production du nylon vierge est très énergivore et consommatrice d'eau. Elle est responsable de la pollution de l'air, mais aussi des éco-systèmes marins, à cause notamment des micro-particules de plastique qui se détachent des vêtements en nylon au lavage en machine. Le nylon recyclé sous forme de Q-NOVA® est éco-responsable, car il permet de limiter l'impact environnemental négatif du nylon vierge, et de réduire notre dépendance aux matières pétro-sourcées.

  • Le procédé de fabrication de la fibre Q-NOVA® est purement mécanique, il ne requiert aucun produit chimique.

  • 1kg de Q-NOVA® permet d'économiser 25 litres de pétrole et 159 litres d'eau, par rapport au nylon vierge, ou polyamide.*

  • Le Q-NOVA® permet d'économiser jusqu'à 80% d'émissions de CO2 par rapport au nylon vierge, ou polyamide.* 

  • La fibre Q-NOVA® est certifiée par plusieurs labels fiables de la mode responsable : Global Recycled Standard (GRS), l'Ecolabel Européen, et Oeko Tex 100.

Déchets de nylon ou polyamide 6-6. Cette matière est recyclée pour fabriquer la fibre Q-NOVA®.
© Fulgar

Dans une dynamique zéro-déchets, le nylon recyclé Q-NOVA® est un bon moyen de réduire la quantité de nylon jeté, qui finit soit incinéré, ou met des dizaines d'années à se dégrader. Inévitablement, c'est la quantité de nylon vierge produit qui diminue également. 

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Q-NOVA oui, mais pas sans Guppy Friend

Si la fibre Q-NOVA® est une alternative responsable au nylon vierge, elle en conserve tout de même un bémol. Même recyclé, le nylon est responsable de la pollution aux micro-plastiques des éco-systèmes marins. En effet, lorsqu'on lave un vêtement contenant du nylon en machine, des micro-particules de plastique peuvent se détacher, et finir leur course dans les océans. D'après l'Ademe, cette pollution invisible représente l'équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastique jetées à la mer chaque année.

Les solutions ? Privilégier les matières naturelles aux synthétiques, dès que c'est possible : coton biologique, tencel, lin... Pour les vêtements de sport, maillots de bain ou encore la lingerie, il est parfois difficile de se passer de matières synthétiques. Dans ce cas, il est important de laver les vêtements recyclés dans un Guppy Bag. Il retient la grande majorité des micro-particules, et réduit la pollution des écosystèmes marins.

Le nylon, même recyclé, demeure responsable de pollution aux micro-particules de plastique.

Pour l'empêcher, la solution la plus pertinente aujourd'hui est d'utiliser un sac de lavage appelé Guppy Friend.

Qu'est-ce que le REFIBRA® ?

REFIBRA® est une nouvelle matière écologique très proche du Tencel®, développée par l'entreprise autrichienne Lenzing. 

REFIBRA® est d'ailleurs fabriquée selon le même processus que le Tencel®, seulement au lieu d'utiliser uniquement la pulpe de bois comme seule matière première, les ingénieurs ont souhaité y intégrer des chutes de coton de l'industrie textile.

La fibre contient donc 30% de coton revalorisé, surtout à partir de sources de pré-consommation (chutes), ou post-consommation (vêtements et textiles usagés). 

On applique ensuite le procédé du Tencel® : la dissolution à l'aide d'un solvant non-toxique, qui est ensuite récupéré à plus de 99%, et réinjecté dans la fabrication. 

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REFIBRA® : une matière écologique entre recyclage et nouvelle technologie

L'ambition de Lenzing pour REFIBRA® est de pouvoir recycler non seulement les chutes de coton, mais aussi les vêtements déjà portés et jetés, qui représentent en Europe plus de 4 millions de tonnes de textile chaque année, d'après l'Ademe. 

Le lyocell REFIBRA® est donc une fibre d'avenir, qui allie à la fois recyclage, réduction des déchets, production écologique en cycle fermé, et respect des ressources naturelles disponibles sur la planète. Sa fabrication nécessite ainsi 20 fois moins d'eau* qu'une fibre de coton conventionnel.

Le textile obtenu est un lyocell d'une grande qualité, doux et résistant, à l'aspect soyeux. On vous explique tout sur le Tencel et le lyocell ici. 

Comment est fabriquée la fibre REFIBRA® ?

Qu'est ce que le tencel ?

Le Tencel, aussi appelé lyocell, est une matière écologique produite à partir de pulpe de bois et d'un solvant non-toxique. Le tencel est très apprécié dans le textile, car il est un tissu respirant et résistant, très comparable à la soie. Il est parfois appelé soie végétale. 

Le tencel en quelques chiffres

  • Le tencel est une fibre écologique artificielle 100% cellulosique (créée à partir de pulpe de bois)

  • Le tencel nécessite très peu d’eau au cours de sa fabrication, contrairement au système d'irrigation intensif dont à besoin le coton pour pousser (5000 litres d'eau pour produire 1kg de coton, moins de 1000 litres pour le tencel)

  • Le tencel produit 10 fois plus de matière que le coton, par hectare cultivé

  • Le solvant non-toxique qui sert à transformer la fibre de tencel en tissu est récupéré à 99,7%

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Le lyocell (Tencel), une fibre écologique créée à partir de pulpe de bois d’eucalyptus, de bambou ou de feuillus

Comment est fabriqué le Tencel ?

Au début, il y a des arbres : eucalyptus, feuillus ou encore bambou... On en extrait la cellulose (protéine naturellement présente dans le bois) pour la dissoudre dans un solvant non-toxique.

Ce solvant n’est pas toxique et est récupéré à 99,77%. Le lyocell a donc un faible impact environnemental car il est produit dans un circuit à boucle quasi-fermée où les matières sont constamment recyclées, purifiées et réutilisées.

Processus de fabrication du Lyocell et du Tencel® / © Lenzing

Généralement, la pulpe de bois utilisée pour la production du lyocell provient d’arbres plantés spécifiquement pour sa production. Les forêts de pins, d’eucalyptus, de bambous sont certifiées durables et ont un faible impact environnemental. Les arbres utilisés ont une faible consommation d’eau : c’est le cas de l’eucalyptus qui n’a besoin que de la quantité d’eau de pluie pour grandir, sans pesticides ni système d’irrigation intensif comme le coton. 

Cette fibre écologique artificielle est un substitut à la viscose dans l’industrie textile car plus respectueuse de l’environnement.

Comment entretenir un vêtement en tencel ? 

Les vêtements en tencel sont relativement simples à entretenir, il suffit de suivre quelques règles simples : 

  • Le conserver dans un endroit frais et aéré

  • Le laver à basse température (30°)

  • Le tencel n'a pas souvent besoin d'être repassé. Si nécéssaire, le repasser à l'envers, à basse température. 

Histoire du lyocell: de sa création dans les années 80 à sa commercialisation dans les années 90 à aujourd’hui

Le lyocell remplace progressivement la viscose, une matière chimique artificielle plus polluante. Le lyocell possède des fibres biodégradables qui sont fabriquées à 100% à base de cellulose dans le respect de l’environnement. 

La première entreprise à avoir commercialisé ce produit alternatif est l’entreprise américaine American Enka dans les années 1970. 

Aujourd’hui, c’est l’entreprise autrichienne Lenzing qui est le leader dans la production de fibres lyocell, renommées Tencel. Lenzing, est le principal fournisseur des marques utilisant la fibre de lyocell aujourd’hui. Le bois utilisé dans la production de lyocell provient d’exploitations de forêts se trouvant majoritairement en Afrique du Sud.

D'où provient la viscose ?

La viscose est une matière chimique artificielle, obtenue à partir de cellulose régénérée de végétaux comme le coton ou le bambou. Ce procédé chimique de transformation des fibres naturelles a été inventé par un français : Hilaire de Chardonnet. En 1884, il tente d’imiter la soie, en remplaçant les vers à soie par de la cellulose végétale issue de pâte de bois.

Aujourd’hui la viscose est très répandue dans l’industrie textile, c’est un incontournable de l’habillement. On estime que 99 millions de tonnes de pâte de bois sont utilisés chaque année dans le monde pour produire la viscose ! On en trouve autant dans les t-shirts, que les pantalons, les robes ou les jupes… C’est une matière très polyvalente !

La viscose est obtenu à partir d'une transformation chimique de fibre végétale

Pourquoi remplacer les fibres naturelles par des fibres artificielles ?

Certaines fibres naturelles donnent un tissu assez rêche, épais et peu agréable au toucher. La viscose permet de transformer la cellulose végétale pour recréer des fibres artificielles beaucoup plus souples, fines et douces. Le tissu obtenu avec cette matière, la viscose (aussi appelée soie artificielle ou rayonne), est un tissu très fluide, brillant, doux, fin et agréable à porter pour les peaux sensibles. Il donne un rendu très moulant et fluide pour des robes ou des t-shirts par exemple. Les tissus en viscose sont très résistants et ils ont aussi l’avantage de bien fixer la couleur. Ils résisteront mieux aux lavages successifs que les fibres naturelles qui peuvent se délaver. Pour les plus pressés d’entre nous, ce tissu très fluide se froisse très difficilement et nécessite rarement d’être repassé !

Mais la viscose a aussi quelques inconvénients par rapport aux fibres naturelles. Les fibres artificielles de viscose n’absorbent pas l’humidité et ne retiennent pas la chaleur. Elles ne sont donc pas adaptées aux vêtements d’hiver, ou aux vêtements techniques pour le sport et peuvent être inconfortables avec la transpiration.

La viscose retient l'humidité

Une attention particulière au processus de transformation, privilégier le processus Lyocell.

Le procédé de fabrication "classique" de la viscose est polluant et gourmand en ressources naturelles.  En effet, la viscose est obtenue grâce à un procédé chimique, qui recrée des fibres artificielles à partir de cellulose végétale. Toutes sortes de fibres végétales peuvent être utilisées pour fabriquer cette soie artificielle, du coton au bambou en passant par l’eucalyptus. On utilise tout d’abord un mélange de sulfate de soude et d’acide citrique pour extraire la cellulose végétale des fibres naturelles. On utilise ensuite du disulfure de carbone pour transformer ce mélange en pâte végétale, qui sera ensuite tirée en fils et tissée. Les fils ainsi obtenus sont ensuite refroidis grâce à des sulfates qui permettent de fixer les fibres.

Ce procédé chimique a donc un impact environnemental négatif non négligeable :

  1. Tout d’abord, l’acide citrique et le sulfate de soude sont des produits chimiques toxiques souvent non recyclés. Dans les pays en voie de développement où est fabriqué la viscose, où ils ne disposent pas de retraitement des déchets chimiques, ceux-ci sont rejetés dans la nature et les rivières et polluent les écosystèmes.

  2. Le disulfure de carbone est un produit toxique, inflammable et très volatile. Il cause une importante pollution de l’air.

Le procédé de fabrication des fibres artificielles est aussi très gourmand en eau et gaspille une part importante des plants naturels. En effet il faut environ 1kg de fibres naturelles pour obtenir 400g de fibres viscoses régénérées, ce qui participe à la déforestation. Sur le plan sanitaire et social, les ouvriers travaillant dans ces usines sont confrontés à un environnement chimique quotidien, ce qui peut se révéler toxique et avoir de graves impacts sur leur santé s’ils ne sont pas équipés en conséquence. Enfin les intrants chimiques utilisés lors du processus de fabrication se retrouvent dans les fibres de viscose et dans le produit fini en contact continu avec la peau du consommateur.

Le procédé Lyocell est quant à lui plus respectueux de l'environnement. 

Dans ce procédé de transformation, on utilise un solvant organique non toxique et recyclable : le NMMP (monohydrate de N-oxyde de N-méthylmorpholine).

En dissolvant la cellulose de bois dans ce solvant on obtient un mélange visqueux. La cellulose apparaît sous forme de fibres. Ces dernières vont être lavées, séchées avant d’être enroulées entre elles. Elles permettent ensuite d’obtenir des fibres finies à base de matière organique de bambou, eucalyptus ou encore de feuillus. Une fois que le processus de fabrication est terminé, le solvant qui a servi à la dissolution de la fibre est récupéré à 99,7% dans un bac de rinçage.

Cette récupération quasi-complète du solvant représente donc un avantage économique et environnemental majeur.

Une fois récupérées puis séchées, les fibres vont servir à la fabrication de nombreux vêtements.

La viscose (procédé Lyocell), respectueux de l’environnement ?

Risques liés aux monocultures intensives

Même si nous ne disposons pas de chiffres exacts sur le sujet, il faut rester vigilant quant à la pulpe de bois utilisée pour la fabrication de viscose (même en procédé Lyocell). Si le bois est censé provenir d’exploitations forestières labellisées et durables, spécialement mises en culture pour sa production, il faudrait s’en assurer. Le tencel est une fibre artificielle créée à partir d’une matière première végétale qui, si elle est mal gérée, peut nuire à l’environnement. Les plantations constituées par une espèce unique d’arbres (mono-culture) n’entretiennent pas la même biodiversité et peuvent s’évérer néfastes pour l’environnement : ces forêts constituées d’une seule et unique espèce d’arbres sont davantage vulnérables aux tempêtes, incendies et ont une moins bonne résistance face aux épidémies. Cultiver une seule espèce, qui puise toujours les mêmes nutriments, épuise les sols. Il apparait donc important de s’informer de la traçabilité de cette cellulose d’origine naturelle.

Qu'est ce que le bambou ?

Le bambou est une plante exotique, un roseau présent sur plusieurs continents : l’Afrique, l’Amérique, l’Asie et l’Océanie. Ses tiges d’une résistance et d’une légèreté incroyable en font depuis des siècles une plante de prédilection pour de nombreux usages : construction d’habitats, décoration, instruments culinaires ou musicaux etc.

Les utilisations du bambou

C’est une « plante chameau » qui pousse très vite avec un faible apport en eau, et n’a besoin ni d’engrais ni de pesticides. Cela en fait donc une matière première écologique et peu chère, de plus en plus prisée par l’industrie textile, en particulier dans le domaine de la mode éthique.

Le premier pays producteur de bambou est l’Inde, suivie de près par la Chine qui destine beaucoup de sa production à l’industrie textile. On retrouve toutefois des plantations de bambou en Asie du Sud Est et aussi en Afrique, où il est naturellement présent et commence à se commercialiser, par exemple en Ethiopie et au Nigéria. En effet, avec sa croissance rapide, ses usages multiples et un rendement des plantations de bambou 25 fois supérieur à celui des plantations d’arbres traditionnels, il constitue un facteur de développement et de lutte contre la pauvreté dans les pays en voie de développement.

Utilisation du bambou dans le textile

Pourquoi fabriquer des vêtements en bambou ?

Les fibres textiles obtenues à partir du bambou sont légères mais très solides, elles sont également très douces au toucher ce qui les rend agréables à porter. Le bambou étant une plante imputrescible, les fibres textiles de bambou ont aussi l’avantage d’être naturellement anti bactériennes tout en étant très absorbantes. Elles sont donc très utilisées pour fabriquer des vêtements techniques pour le sport par exemple. Plus généralement ce matériau souple et aux nombreuses propriétés permet de fabriquer toute une gamme de produits d’habillement comme des pantalons, des sous-vêtements, des tee-shirts etc. Cette matière artificielle permet en effet de combiner matériau biologique, consommation responsable et éthique dans un produit de qualité et à faible coût de production.

Les fibres artificielles de bambou

De la plante aux fibres chimiques artificielles : analyse du processus de fabrication

Au départ la culture du bambou est en effet écologique, c’est une plante dont l’exploitation est biologique puisqu’elle ne demande ni engrais, ni pesticides, reconstitue et préserve les sols, et produit jusqu’à 35% d’oxygène de plus que les arbres traditionnels.

Les fibres de bambou ne sont toutefois pas une matière naturelle, ce sont des fibres artificielles chimiques. Les fibres de bambou utilisées dans l’industrie textile, même dans le secteur du commerce équitable et de la mode éthique, sont obtenues à la suite d’un processus de transformation chimique lourd. La fibre naturelle de bambou est en effet assez rêche et cassante ce qui ne la rend pas agréable à porter. La plupart des vêtements en « fibre de bambou » sont en réalité fabriqués à partir de cellulose régénérée de bambou ou viscose de bambou, c’est une matière artificielle.

Le bambou est d’abord réduit en poudre afin de pouvoir en extraire la cellulose, celle-ci est ensuite extrudée grâce à un mélange chimique de sulfate de soude et d’acide citrique avant d’être reconditionnée en fibres de bambou. Ce qui rend ce procédé de fabrication très discutable, c’est l’utilisation de disulfure de carbone pour extraire la cellulose de bambou et fabriquer les fils. Il s’agit en effet d’un produit chimique non réutilisable ou recyclable, toxique, inflammable et qui cause une pollution de l’air importante.

Enfin dans la plupart des vêtements, les fibres textiles sont issues d’un mélange bambou/coton afin de permettre un entretien plus simple en machine.

Le bambou fibre textile artificielle

Les fibres de bambou : panacée écologique ou green washing ?

Contrairement à l’image très verte répandue dans le secteur de la mode éthique, le bambou présenté comme un matériau écologique n’est pas un textile naturel, c’est une matière chimique artificielle. N’est-ce pas contradictoire ?

Au départ le bambou est une plante écologique dont l’exploitation est bien moins néfaste pour la planète que celle de coton par exemple, et dont les retombées économiques sont très positives pour les pays exploitants qui sont des pays en voie de développement. Malgré un processus chimique polluant, les usines de textiles et les normes internationales favorisent de plus en plus le recyclage des solvants industriels, ce qui limite leur impact environnemental.

Ce procédé de fabrication favorise toutefois la surexploitation du bambou au détriment des écosystèmes. En effet au cours du processus de fabrication de la viscose, une majorité des ressources sont perdues : il faut environ 1kg de bambou pour produire 400g de fibres de bambou ! Si une part importante de la production de bambou est issue de petites exploitations indépendantes qui garantissent une gestion pérenne des plantations, il n’échappe toutefois pas à l’exploitation industrielle et à la déforestation dans des régions où il est pourtant nécessaire à la survie de nombreuses espèces comme les pandas en Chine ou les lémuriens en Afrique. Il est aussi parfois implanté dans des écosystèmes d’où il n’est pas originaire et où il prolifère au détriment des espèces locales. Le bambou est en effet une plante très envahissante, dont la plantation doit être contrôlée.

Le bambou utilisé dans le textile

Les fibres de bambou ont des propriétés très intéressantes et sont une bonne alternative aux textiles peu éco-responsables. Son exploitation est biologique, bénéfique aux sols et à l’environnement en général. De plus, les retombées économiques positives pour les exploitants sont intéressantes. Les fibres de bambou, de plus en plus populaires, sont donc présentées par l’industrie textile comme la révolution écologique dans l’habillement.

Il ne faut toutefois pas tomber dans le panneau !

Le processus chimique de fabrication de ces fibres textiles artificielles peut encore être amélioré, et les exploitations doivent être gérées avec intelligence et dans le respect des écosystèmes locaux pour que la culture du bambou conserve un impact écologique positif.

La soie : qu’est ce que c’est ?

La soie est une matière naturelle d’origine animale, c’est une fibre textile douce et légère confectionnée généralement grâce aux cocons de l’insecte Bombyx Mori ou bombyx du mûrier. Son utilisation semble remonter à 2000 voire 3000 ans avant notre ère.

Un siècle avant J-C les Romains découvrent ce tissu mystérieux venu des confins de l'Asie, un tissu symbole de richesse qui deviendra le premier produit échangé entre la Chine et l'Occident.

Il n'en fallait pas plus pour que la soie donne son nom à la célèbre Route de la Soie, route commerciale transcontinentale allant de l’Europe jusqu’aux confins de l’Asie en passant par le Moyen Orient. C'est par cette voie que des inventions comme la boussole ou le papier sont parvenues à l’Europe.

La soie est une matière naturelle très résistante, prisée pour sa légèreté et sa faible conductibilité thermique. Si la soie est aussi populaire aujourd’hui, ce n’est pas que pour son utilisation remontant aux racines de l’Antiquité, mais aussi pour ses très nombreuses propriétés.

La soie est aujourd’hui utilisée dans la confection de nombreux vêtements, notamment les foulards, les chemises, chemisiers, robes, etc. On peut la retrouver pure comme mélangée à d’autres matières textiles.

La soie : quelques chiffres

La soie est aujourd’hui essentiellement produite en Asie, 90% de la production mondiale y est en effet concentrée. La Chine est d’ailleurs le premier fournisseur de soie brute dans le monde.

La soie dépend malgré tout grandement des importations de pays comme le Japon et l’Inde, cette dernière étant le premier importateur de soie au monde.

Si la soie ne représente que 0,2% du commerce mondial, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une matière naturelle de luxe, ce qui explique faible pourcentage. Il reste pourtant un grand flou quant aux chiffres liés à la production de la matière textile. Il est très difficile de trouver des données fiables, certaines sources comme l’ISC (Commission Internationale pour la Sériciculture) avancent une production d’à peu près 177 532 tonnes de soie pour l’année 2017.

Soie sauvage, soie en atelier ?

Il existe plusieurs processus d’obtention de la matière naturelle animale qu’est la soie. En effet, certaines exploitations produisent de la soie sauvage naturelle, un mode de production qui peut être jugé plus responsable. Les cocons sont récoltés dans les forêts pour en extraire la soie, il n’y a donc pas d’élevage. Ce mode de production est à opposer à l’exploitation de soie classique, qui va de l’élevage de l’insecte jusqu’à la production de la fibre textile.

Du ver à soie au vêtement fini

L’élevage du vers à soie: la sériciculture

Une majeure partie de la conception de la soie consiste à la sériciculture, l’élevage dans des cadres en bois des chenilles du Bombyx du murier, les fameux vers à soie. Une fois transformés en chrysalide, ces dernières se recouvrent d’un épais cocon nacré, le fil de soie. La sériciculture était répandue en Europe méditerranéenne dont la France, mais en 1860 une épidémie a décimé les populations de vers à soie.

L’extraction du fil de soie

Il existe plusieurs étapes permettant d’extraire le fil de soie. La première d’entre elles est le décoconnage, qui intervient une dizaine de jours après la formation du cocon. Les écrins de soie sont triés après avoir été retirés de leur support en bois. C’est à ce moment qu’une substance appelée la bourre et permettant de fixer le cocon est enlevée.

L’étouffage vient ensuite, il s’agit ici de tuer la chrysalide dans le cocon afin d’en extraire la soie. Les cocons sont généralement exposés dans une étuve pouvant aller jusqu’à 80 degrés Celsius, puis plongés dans l’eau bouillante. L’obtention de la matière première animale passe obligatoirement par la mort de la chrysalide sans mettre en péril le cocon. Il faut ainsi à peu près 15 cocons de chrysalides pour obtenir 1 gramme de soie brute. Le fil de soie peut mesurer de 500 à 1500 mètres.

Enfin il y a l’étape de la filature qui consiste à retirer le fil de soie du cocon d’une traite. Le fil est enroulé autour d’un dévidoir, on parle dès lors de soie grège, qui sera utilisé pour tisser les textiles.

A la recherche d’un mode de production responsable et éthique

La production de la soie souffre de plusieurs problématiques liées à l’exploitation des ressources naturelles, à la mise en danger de la biodiversité et à l’exploitation de la main d’oeuvre.

A Madagascar la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l’Agriculture) alarme sur la déforestation et la mise en péril de la production artisanale de la soie. Ce serait entre 150 000 et 200 000 hectares de forêt qui disparaîtraient chaque année sur l’île. La disparition des forêts primaires causerait la destruction de l’habitat naturel des Bombyx donnant naissance aux fameux vers à soie. L'emploi de plusieurs personnes vivant de la production de la soie est aussi menacé.

Le réchauffement climatique et la dégradation successive de l’environnement durant les dernières années ont amenées à la raréfaction des vers à soie à l’état sauvage.

La sériciculture vers un mode de production pour l’avenir ?

La sériciculture est une forme d’agriculture et, comme toute autre exploitation, elle peut être faite à l’aide de pesticides et d’engrais nocifs pour l’environnement. Des modes responsables de production existent, notamment en nourrissant les chenilles exclusivement de feuilles de murier, sans utilisation de produits mettant en danger l’écosystème.

D'un point de vue éthique il est nécessaire de pointer du doigt le traitement fait aux vers à soie, notamment lors de l’étouffage, un processus cruel. Il existe une alternative, un mode éthique de production, qui consiste à récolter le fil de soie après éclosion de la chrysalide. Cette pratique est cependant plus couteuse et malheureusement moins répandue.

Aujourd’hui une alternative à la soie appelée viscose, ou soie artificielle, est produite. Il s’agit du fruit d’un processus industriel. Derrière son cout de production amoindri la viscose reste un textile beaucoup moins respectueux de l’environnement.

La soie, les plus, les moins

Les plus

  • La soie est un textile agréable à porter pour ses nombreuses qualités, douceur, légèreté. C’est un tissu noble et ravissant, pouvant se décliner en une gamme très large de vêtements.

  • La soie est une matière biodégradable.

  • La production de la soie peut se faire dans le respect de la planète et de la condition animale. Des modes éthiques de production existent.

Les moins

  • Un bémol à la production de la soie subsiste, le traitement fait aux vers à soie lors de l’étouffage. La production éthique ne représentant qu'un faible pourcentage de la production totale, la majorité des vers à soie sont ébouillantés.

  • La soie est aujourd’hui face à un défi environnemental plus large qui mène à sa raréfaction. Les changements climatiques mettent en péril sa production et notamment les modes de productions plus artisanaux.

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